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Portrait

06/10/2026

DANS LE MARAIS, LA CHENILLE COMME UNE ÉVIDENCE

En 2012, Christophe Arnaud teste son premier tracteur à deux chenilles. Satisfait et convaincu de l’intérêt de ce type de machine, il investit dans un deuxième modèle en 2015, puis un troisième en 2019. Finalement, déçu par les performances de ces en gins, il décide en 2023 d’investir dans un Quadtrac Case IH, un choix qu’il ne regrette pas. Ce tracteur d’une puissance de 675 ch, équipé de quatre chenilles, lui donne entière satisfaction : il gagne en débit de chantier et donc en besoin de main-d’œuvre.

Photo d'un tracteur Case IH dans un champ proche d'un cours d'eau

Répartir les risques

Sur son exploitation, Christophe Arnaud cultive du blé tendre, du blé dur, du tournesol (de consommation et de semences) ainsi que du maïs. Lorsque les cours sont favorables, il produit des légumes secs (lentilles et pois chiches). « Ces cultures présentent plusieurs atouts : une récolte précoce, un apport d’azote au système et une amélioration de la structure du sol », souligne l’agriculteur.
L’an dernier, pour se diversifier, il s’est lancé dans la production de semences potagères d’oignons et de carottes. « Ainsi, je sécurise mon système de production dans un contexte où le cours des céréales est fluctuant. Avec l’augmentation des charges, je cherche à mieux répartir les risques », explique-t-il. Il a également converti une partie de son exploitation en agriculture biologique, où il cultive notamment des céréales et du soja bio. Quant à sa femme, elle dirige un atelier de 6 000 poules pondeuses bio, élevées en plein air. L’exploitation embauche un salarié à temps plein ainsi qu’une apprentie, et leur fils vient récemment de les rejoindre. « Nous sommes peu nombreux sur l’exploitation parce que les pics de travaux sont échelonnés dans le temps », indique Christophe Arnaud.

Photo de Christophe Arnaud

« Passer des pneus classiques aux chenilles me permet de gagner du temps de travail car je peux utiliser des outils plus larges et donc être plus efficace. »


Des terres difficiles, mais productives

Les terres de marais qu’il cultive contiennent 55 à 65 % d’argile, ce qui les rend difficiles à travailler : elles deviennent très collantes en cas de pluie et extrêmement dures en période sèche. Pour faire face à ces contraintes, le recours au Quadtrac apparaît particulièrement pertinent. « C’est une solution d’autant plus intéressante dans les marais, où les problématiques de tassement sont fréquentes. L’été, lorsque la terre se durcit, les chenilles offrent une meilleure adhérence qu’un pneu classique, qui a tendance à patiner sur des mottes sèches ou à s’enfoncer dans des sols plus humides », explique l’agriculteur. Avec ses quatre chenilles et d’une largeur de 910 mm, cet engin dispose d’une surface de contact au sol de 4,80 m², ce qui limite le tassement. Malgré ces contraintes, ces terres restent très productives. « Elles nous permettent notamment de produire du blé dur non irrigué et sont également adaptées à la culture du maïs qui peut atteindre 120 à 150 qx/ha sans irrigation », précise-t-il.

Photo de Christophe Arnaud devant un tracteur Case IH

Plus d’efficacité avec les chenilles

« Passer des pneus classiques aux chenilles me permet de gagner du temps de travail car je peux utiliser des outils plus larges et donc être plus efficace. Cela réduit également les charges de main-d’œuvre. En agriculture biologique, c’est particulièrement important, le nombre de passages d’outils à dents étant plus important qu’en conventionnel. Il faut par conséquent optimiser le temps », explique Christophe Arnaud. Il précise que ce type de tracteur est avant tout prévu pour effectuer du travail au champ : déchaumage, labour, décompactage, utilisation de vibroculteur, voire semis. « En revanche, il est primordial de limiter les déplacements sur route afin de réduire l’usure des chenilles et le temps de transport, ce tracteur ne dépassant pas les 25 km/h* ». Sur route, le Quadtrac respecte la largeur réglementaire de 3,14 m hors tout. Il peut ainsi circuler partout, y compris dans les centres-bourgs ou les zones de rétrécissements, contrairement à un tracteur jumelé qui nécessite en plus un convoi agricole sur certains axes routiers.
S’il est moins souple sur route, le tracteur Quadtrac est en revanche plus confortable au champ, grâce aux oscillations avant-arrière et à l’articulation des chenilles qui assurent une meilleure stabilité de l’ensemble.

* Homologation MAGA qui l’oblige

Performance et rentabilité

Les charges d’un tel engin, même si elles sont plus élevées, sont rapidement rentabilisées. En roulant plus vite au champ et donc en effectuant moins d’heures de travail, la consommation en carburant à l’hectare est plus faible qu’un tracteur à roues. Certes, les chenilles sont à remplacer au bout de 5 000 heures d’utilisation, dans son cas, mais leur coût, supérieur de 10 à 15 % à celui d’un pneu classique, est compensé par des gains en main-d’œuvre et en carburant.
Pour la moisson, Christophe Arnaud s’est équipé d’une moissonneuse-batteuse à chenilles, une Axial-Flow 8250 de 2019, achetée d’occasion.
« Nous sommes passés aux chenilles pour les mêmes raisons que pour le tracteur et pour gagner en stabilité de coupe. On vidange en roulant, c’est plus stable, on abîme moins les coupes et on augmente le débit de chantier », conclut-il.

Photo d'un tracteur Case IH sur la ferme de Christophe Arnaud